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Top 5 des itinéraires de voyage à pied en Auvergne-Rhône-Alpes

La région Auvergne-Rhône-Alpes regorge de sentiers et de possibilités pour randonner. Pour une balade, ou bien plus : voici notre sélection des meilleurs itinéraires de voyages à pied pour partir plusieurs jours à la découverte d’une nature préservée, des grands espaces, des villages et des terroirs. 

Découvertes, sensations et belles rencontres garanties !

Top 5 des itinéraires de randonnée en Auvergne-Rhône-Alpes

Soif d’aventures et de nature dans la douce France ? Les grands espaces et les villages en Auvergne-Rhône-Alpes n’attendent que vous !
Découvrez l’aventure de la grande itinérance à pied sur les sentiers de grandes randonnées et les chemins historiques qui traversent une nature particulièrement préservée entre villages, hauts-plateaux et moyenne montagne.
Au fil des rivières, sur les pas des pèlerins ou à travers les massifs anciens, vous découvrirez aussi un patrimoine exceptionnel.

Voici notre sélection des 5 plus beaux itinéraires de voyage en backpacking en Auvergne-Rhône-Alpes, pour voyager autrement, à pied et tout près, mais avec le frisson de la grande aventure !

Le chemin de Stevenson.
Avec ou sans âne.

C’est l’essence même de l’itinérance douce.
Stevenson, l’écrivain écossais et sa fameuse ânesse Modestine, ont voyagé du Velay aux Cévennes en 1878. Ils n’allaient pas bien vite : ils mirent 12 jours pour parcourir 190 kilomètres.
Le sentier nommé en souvenir de leur épopée - à l’époque ce voyage constituait une véritable expédition - est un des plus courus en France par les randonneurs, qui ont troqué l’âne pour un simple sac à dos, voyageant légers. Mais les descendants de Modestine ne sont pas rares sur ce GR 70.

Au pas de l’âne, le voyage s’adoucit : les bagages sont transportés par l’ami baudet, son rythme tranquille nous impose la contemplation. On goûte davantage à la beauté des grands espaces du Velay, qui nous accueillent dès la sortie de la ville. Nous voici marchant, au son de nos bottes et des sabots, dans un décor très verdoyant, souligné par l’ocre et le noir des hameaux construits en pierres de lave, entre les champs de lentilles.
Dans les beaux villages, comme le Bouchet-Saint-Nicolas et son lac, ou encore Pradelles et sa vieille ville, les contacts sont encore facilités par la présence de notre compagnon aux grandes oreilles.
Après le Velay, nous aborderons le Gévaudan, ses petites vallées et ses bois, pour passer en région Occitanie.

L’expérience du chemin peut encore mieux se vivre en famille. L’âne, doux camarade de balade, est tout de suite adopté par les enfants, qui marchent plus volontiers à ses côtés. Les soins à lui apporter sont aussi fédérateurs et les pauses l’occasion de nombreux câlins. Comme Stevenson, on tombe amoureux de ce compagnon au doux regard !


Quelques informations sur ce GR®70 :
- 250 kilomètres : la longueur du chemin de Stevenson. 75 kilomètres en Auvergne-Rhône-Alpes.
- 40 kilogrammes : la charge que peut facilement transporter un âne.
- 4 km/h : le rythme de marche d’un âne
- Période conseillée : avril à octobre

itinéraire randonnée chemin de stevenson

Suggestions de séjours sur le chemin de stevenson

La voie du Puy-en-Velay vers Saint-Jacques,
les grands espaces vers Compostelle.

La Via Podiensis, qui démarre du Puy-en-Velay, reste sans doute la plus belle des routes pour découvrir tout ce qui rend les chemins de Saint-Jacques savoureux : une belle diversité de paysages, des trésors d’architecture, des villages authentiques et de belles rencontres.
Nous voici dans cette “douce France”, rurale et préservée, où les villages coquets succèdent aux étendues naturelles, où les églises sont souvent romanes et où, en plus, on mange si bien ! Le charme de ce sentier, qui reste la voie jacquaire française la plus empruntée et la plus célèbre (il a été balisé sous sa forme actuelle dès 1970), est vraiment unique.
Les premières étapes nous consacrent pèlerin en nous plongeant dans les grandes étendues du Velay, où déjà l’esprit s’évade entre contemplation et introspection.

Les hauts plateaux du Velay puis de la Margeride se succèdent. Les pas s’y déroulent sans peine, le regard fixé sur un horizon infini ou sur ce qui accroche le regard dans ces immensités : un bosquet, plus sûrement un troupeau, un buron isolé, une croix qui défie depuis des siècles les intempéries, le vent qui souffle sans entraves.

Quelques passages sont devenus des lieux mythiques du chemin et marqueront, encore et toujours, des instants rares et inoubliables. Ainsi, le Domaine du Sauvage, un endroit qui porte plus que bien son nom, est atteint, trois jours après le Puy-en-Velay, sur les crêtes de la Margeride. Son auberge et son gîte, blottis sur le plateau, sont un refuge appréciable lorsque les éléments sont déchaînés, ou bien même pour une simple pause au milieu d’une longue journée de marche, sous le soleil.

Le souvenir de la bête du Gévaudan rôde encore aussi dans ces vastes plateaux sauvages, même si elle n’est plus maintenant qu’une effigie sympathique sur des sculptures villageoises, comme celle qui semble observer Saugues, capitale historique du Gévaudan, où l’on admire les maisons anciennes dominées par la tour des Anglais, un donjon carré du XIIIe siècle.
Plus loin, on atteint l’Aubrac, une vraie steppe au cœur de la France où les vaches ont de jolis yeux et où la floraison au printemps est un vrai feu d’artifice pour célébrer nos pas !


Quelques informations sur ce GR®65 :
- 210 km entre le Puy-en-Velay et Conques
- La région Auvergne-Rhône-Alpes offre de nombreuses autres voies vers Saint-Jacques : chemin de Genève (Via Gebennensis), chemin de Lyon (Cluny-Lyon-Le Puy), Via Arverna au départ de Clermont-Ferrand, de belles options moins connues sont à découvrir !
- Période conseillée : avril à octobre

(Crédit photo : © L. Olivier-Rochegude/Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme)

itinéraire randonnée saint jacques compostelle - crédit photo Olivier Rochegude

Suggestions de séjours sur le GR®65

La Grande Traversée du Jura,
Douces montagnes.

Le Jura n’est pas les Alpes. Ses reliefs sont moins impressionnants, ses paysages sans doute plus doux. De vastes plateaux entrecoupés de falaises et de “reculées” spectaculaires. Les dénivelés et les pentes, présentes mais accessibles, le rendent aussi particulièrement adapté aux déplacements doux et à la marche.

Pas étonnant que la Grande Traversée du Jura et d’autres itinéraires attirent ici de très nombreux randonneurs.
La GTJ démarre au nord près de Montbéliard, en région Bourgogne-Franche-Comté avant de redescendre au bord de la rivière Doubs. On remonte dès lors vers le Mont d’Or, 1463 m, où la vue sur les Alpes est fantastique.

Mais c’est en abordant la région Auvergne-Rhône-Alpes et le département de l’Ain, après la vallée de la Valserine, que les plus hauts sommets du Jura français nous attendent avant un passage citadin dans Bellegarde-sur-Valserine. On remonte le puissant plateau du Retord, où les prairies fleuries, couvertes de narcisses au printemps, nous plongent dans une ambiance bucolique.

Les crêtes distribuent ensuite une succession de points de vue à couper le souffle, sur les Alpes, le Léman au loin et aussi sur la vallée du Rhône. En point d’orgue, l’arrivée au sommet du Grand Colombier offre un final en apothéose à cette randonnée inoubliable où l’on goûte aussi à la douceur rustique des hébergements, entre chambres d’hôtes. L’aspect patrimonial n’est pas oublié puisque l’on peut admirer de nombreux exemples d’architecture rurale et découvrir la majestueuse chartreuse d’Arvière, construite dans un “désert” comme le recherchaient ces moines épris de solitude et de silence.
De notre côté, si l’on goûte à la douceur et au calme de ces montagnes jurassiennes, on apprécie aussi les rencontres et les dîners partagés à l’étape.


Quelques informations sur la GTJ :
- 394 km d'itinérance
- Difficulté : une randonnée au long cours qui, même si elle se déroule sur de bons sentiers, présente une durée et un dénivelé exigeants.
- Période conseillée : mai à octobre