Le guide du trek responsable

La pratique des sports de montagne peut avoir de fortes conséquences sur notre environnement.

Pour pouvoir continuer à profiter pleinement des espaces qui nous entourent, réapprenons à pratiquer le trek différemment ! Grâce aux efforts de chacun, nous pouvons réduire, tous ensemble, l'impact de notre pratique sportive.
Nous vous partageons à travers ce guide quelques pistes permettant de réduire son impact. Il y a sûrement de nombreuses autres actions qui peuvent être menées et toute initiative individuelle est estimable.

Trace de pas - trek desert

1/ PRÉPARER MON TREK DE MANIÈRE RESPONSABLE

• Mon équipement

Réduire mon impact en trek commence avant tout par être un consommateur responsable. Pour l'équipement de trekking, plusieurs options s'offrent à moi :

- J'utilise du matériel que j'ai déjà : ça semble basique mais parfois on délaisse son matériel car il est usé ou détérioré. Pourquoi ne pas prolonger sa durée de vie avec des réparations faciles et rapides à mettre en place ?

- J'emprunte du matériel : je questionne mes proches ou je fais appel aux services de plateformes de prêt de matériel entre particuliers (comme Shareathlon), c'est gratuit et c'est l'opportunité d'échanger avec un.e autre passionné.e de trekking.

- Je loue du matériel : plutôt que d'investir dans du matériel neuf que je n'utiliserais qu'une fois, j'opte pour un service de location de matériel ! Les petits plus : cela évite d'encombrer les placards et c'est moins impactant car un seul produit est utilisé par une multitude de personnes ! La location m'offre l'opportunité d'accéder à du matériel expert pour un budget accessible.

- J'achète d'occasion ou reconditionné : le marché de l'occasion regorge de produits en excellent état, idéal pour s'équiper à petits prix tout en soutenant une économie circulaire. Attention à ne pas confondre l'occasion (produits revendus en l'état) et les reconditionnés (produits remis à neuf par des professionnels).

- J'achète des produits résistants et éco-conçus : investir dans des produits moins impactants et qui durent dans le temps, c'est réduire l'impact de mon comportement d'achat, pourquoi m'en priver ?

Equipement trek

Préparer mon trek de manière responsable

• Ma destination

- J'essaie de partir dans un lieu plutôt local tout en ayant la possibilité d'être dépaysé.
- Si je pars découvrir une autre culture, je me renseigne avant sur les différentes coutumes du pays pour m'imprégner et m'adapter dès mon arrivée à la culture locale. Je peux me renseigner à travers des guides de voyage.

• Mon transport

Les transports représentent une partie importante de l'empreinte carbone émise lors d'un trek.
Pour réduire cet impact, j’essaie d’utiliser un mode de transport peu voire pas impactant pour l’environnement : à pied, à vélo, en train. Sinon, je peux envisager d’autres alternatives comme le bus, le covoiturage ou l’autostop.

Certains sites en ligne, comme celui de l'ADEME ou de la SNCF, proposent de calculer et comparer l'empreinte carbone de son trajet selon le transport choisi, bien pratique pour sélectionner le meilleur compromis entre réduction d'émissions carbone et temps disponible pour le trajet !

Je ne prends l’avion que si je n’ai pas la possibilité d’utiliser d’autres transports plus doux.

J'ai la possibilité de compenser mon empreinte carbone.

LE SLOW TRAVEL, L'ART DE PRENDRE LE TEMPS

Le slow travel, ce n'est pas qu'un nouveau mode de voyage, c'est plus que ça, c'est un état d'esprit qui consiste à prendre le temps.
Prendre le temps pour son voyage permet de favoriser des transports plus doux, de mieux s'ouvrir aux rencontres et de vraiment s'imprégner des lieux, de la culture locale. Ça permet de limiter son impact sur l'environnement et ça donne aussi l'opportunité de voyager autrement, de vivre une nouvelle expérience unique.
Le slow travel peut se pratiquer pour n'importe quel voyage, le temps d'un week-end ou sur plusieurs mois.

2/ PENDANT MON TREK, UNE RÈGLE D'OR : NE LAISSER AUCUNE TRACE

Ne laisser aucune trace est une règle importante et essentielle pour tout trekkeur.
Je ne laisse aucun déchet et aucune trace de mon passage. Je prévois donc d'emporter un minimum d'emballages dans mon sac (d'autant plus que ça l'allègera) et de prendre un sac pour emporter mes déchets et ceux que je trouve sur mon chemin jusqu'au prochain point de tri.

Notre petite astuce : mettre du bicarbonate de soude au fond du sac à déchets permet d'en absorber les mauvaises odeurs…

Si au fil de mes pas, je remarque un lieu dégradé ou une décharge sauvage, il existe des applications mobiles pour les signaler à des associations en faveur de la préservation de l'environnement (Suricate, GreenR, TrashOut, etc.).

• En marche

Je reste au maximum sur les sentiers balisés pour ne pas détériorer la flore environnante. Si je ne suis pas sur un sentier, j'essaie d'éviter de marcher là où il y a de la végétation. J'admire les animaux à distance, je ne leur donne pas à manger et je fais attention à mon volume sonore pour ne pas les déranger.

Trekkeurs en marche

• En bivouac

Je me renseigne auparavant sur les emplacements de bivouac, la réglementation en vigueur à l'endroit où je me rends pour ne pas m'installer n'importe où et prendre le risque de participer à la dégradation des espaces naturels. Je peux me renseigner sur les sites des mairies ou des parcs nationaux traversés. S'il n'y a pas d'emplacement de bivouac sur mon itinéraire, je privilégie des endroits où la végétation n'est pas trop présente. Je ne laisse aucun déchet sur place.

En bivouac

• Manger en trek

Pour cuisiner je privilégie un réchaud. Si je souhaite lancer un feu de camp, je me renseigne auparavant sur la réglementation en vigueur. Je ne quitte mon camp que si le feu est entièrement éteint et je ne laisse que des cendres sur mon emplacement.
Pour les repas lyophilisés, tout réside dans le choix des ingrédients et de leur préparation ! Pour composer mon menu de la semaine, plusieurs possibilités :
- Ingrédients : produits en France, issus de l'agriculture biologique, fruits et légumes de saison, etc.
- Préparation : les lyophilisés "industriels" fabriqués en Europe ou les lyophilisés "faits maison" (idées recettes ici et ici) dont les ingrédients ont été achetés dans un magasin en vrac.
Je peux aussi prévoir de me ravitailler auprès des commerces et des producteurs locaux pour soutenir l'économie de la région visitée !

Manger en trek

• Mon hygiène en trek

Un corps propre dans un environnement propre ! Pour l'hygiène corporelle ou buccale en randonnée, quelques règles simples :

- Ne jamais se laver dans un lac ou un cours d'eau : je me lave à l'écart, en utilisant un récipient comme réserve d'eau.
- J'utilise des savons et dentifrices naturels et biodégradables, sans additif ni parfum, pour limiter leur impact sur l'environnement. Le savon pourra également être utilisé pour laver les vêtements sales (toujours à l'écart du lac ou du cours d'eau).
- Comme à la maison, limiter la quantité d'eau utilisée pour la toilette.
- Si les points d'eau se font plus rares, je peux emporter avec moi du gel hydroalcoolique. Je peux aussi éventuellement emporter des lingettes réutilisables que je prends avec moi en partant.
- Pour faire ses besoins pendant son trek, voir notre article.
- Pour les menstruations, découvrez notre conseil dédié.

3/ APRÈS MON TREK, MES POSSIBILITÉS POUR AGIR POUR L'ENVIRONNEMENT

• Prolonger la durée de vie de mon matériel

Pratiquer le trekking responsable c'est aussi prolonger la durée de vie de mon matériel. Bien entretenir, réimperméabiliser, stocker et réparer mon matériel est indispensable si je veux réduire ma production de déchets : en le maintenant en bon état, je lui assure une belle et longue vie !

De plus, réparations visibles et tâches tenaces racontent chaque aventure vécue avec mon équipement et lui donnent un certain cachet…

• Compenser mon empreinte carbone quand je voyage en avion

Il est possible de compenser mon empreinte carbone quand je voyage en avion en finançant des projets. Il existe des solutions pour avoir une estimation de son empreinte carbone et pouvoir la compenser.

Soutenir un projet solidaire ou de préservation de l'environnement

Partir en trek peut aussi être l'opportunité d'agir pour la préservation de l'environnement ou pour un projet solidaire.
C'est la possibilité pour moi de m'investir dans un projet qui me tient à cœur, de faire des belles rencontres et de m'enrichir de nouvelles connaissances.

Retrouvez prochainement sur cette page une liste d'associations avec lesquelles vous pouvez allier trekking et solidarité.

Ces conseils me permettent de commencer à pratiquer mon trek de manière plus responsable. Et, c'est en réalité un comportement que je peux appliquer toute l'année. Il y a de nombreux réflexes que je peux adopter dans mes actions quotidiennes.

C'est l'affaire de tous

Chez Forclaz, on essaie de faire notre bout de chemin pour agir sur notre responsabilité environnementale.
On est convaincus que c'est aussi notre devoir de partager des conseils aux trekkeurs pour une pratique plus responsable et respectueuse de l'environnement.

Chez Forclaz, on est pas parfait mais on a rien à cacher, cliquez ici si vous souhaitez en savoir plus sur nos engagements.

Des initiatives existent déjà dans le monde. La plus connue est celle du Leave no Trace. Leave No Trace est une organisation non gouvernementale et un programme visant à sensibiliser, à travers 7 principes, au respect des territoires naturels qui nous entourent.